Présentation
Après le succès du Luth d’ébène, du même auteur, voici la deuxième enquête de Léon le protospathaire (titre nobiliaire de la cour byzantine signifiant « Premier porte-glaive ») à Byzance. L’Œil de cuivre.
Avec les enquêtes de Léon, Panagiotis Agapitos, historien grec spécialiste de Byzance, invente un genre particulier de roman policier : le polar byzantin.
On connaissait le polar médiéval (lancé par le Nom de la Rose, auquel les aventures de Léon font parfois penser), le juge Ti en Chine et bien d’autres enquêteurs, à Rome, dans la Florence des Médicis ou même dans les tranchées de la guerre de 14, mais Byzance n’avait jusqu’ici guère été un terrain d’enquêtes.
L’Œil de cuivre est la deuxième enquête de Léon le protospathaire mise en scène par Panagiotis Agapitos. Dans le premier tome (Le Luth d’ébène) de ce qui constitue en fait une trilogie (le troisième volume, La Méduse d’émail, qui se déroule dans les Cyclades, reste à paraître), Léon, un haut fonctionnaire proche de l’empereur de Byzance Théophile (813-842), s’était rendu dans les régions orientales de l’Empire, dans la ville de Césarée aujourd’hui en Turquie, où il avait démêler des meurtres d’enfants tout en évitant une nouvelle guerre contre l’Empire musulman.
Chaque tome peut être lu séparément, il n’est pas indispensable d’avoir lu Le Luth d’ébène pour profiter de L’Œil de cuivre.
Dans ce dernier, Léon est envoyé par Théophile à Thessalonique, la porte des Balkans, pour faire le point sur les agissements de l’archevêque Dorothéos, soupçonné d’être un ardent défenseur des images à une époque ou la doctrine officielle, soutenue par l’empereur, est toujours l’iconoclasme et l’interdiction du culte des images.
Le roman de Panagiotis Agapitos se déroule en janvier 833. Thessalonique est sous la neige. La ville, comme engourdie par le froid, semble dormir d’un sommeil agité. Au palais du gouverneur, chez l’archevêque ou parmi les familles fortunées, les intrigues et complots s’insinuent comme les reptiles dans des canalisations. Les couvents, où l’on révère les icônes malgré l’interdiction officielle, sont le refuge de femmes meurtries, mais décidées. La ville elle-même est hantée par un « fou de Dieu », personnage répugnant qui ne s’exprime que par de sibyllines paroles directement puisées dans les Psaumes. Il parait comme le réceptacle des secrets les plus odieux de la cité. À peine Léon est-il arrivé que le plus haut fonctionnaire de la ville, Manouil Philomatios, est retrouvé assassiné et mutilé. La propre femme de Philomatios, Zoï, s’accuse inexplicablement de ce crime. Léon n’y croit pas, et se met en devoir de mener l’enquête.
Défenseur intransigeant de la justice, sceptique et volontaire, émotif et fragile, Léon est un enquêteur atypique auquel on s’attache très vite, et qui nous introduit dans le monde méconnu de l’Empire byzantin. Panagiotis Agapitos est assez subtil cependant pour ne pas se faire démontsratif dans les descriptions de cette société médiévale présentant au fond un caractère parfois étonnamment moderne : l’affaire dont il est ici question tourne autour de trafics d’influence, de fabrications de faux, de mariages forcés et, bien sûr, du goût du lucre.
L’ordinaire d’un monde exotique nous est ainsi rendu familier, ce qui n’est pas un des moindres mérites de ce roman fort divertissant.
Caractéristiques
| EAN13 | 9791027905164 |
|---|---|
| ISBN | 979-10-279-0516-4 |
| Éditeur | Anacharsis |
| Date de publication | 7 mai 2026 |
| Collection | GRIFFE |
| Nombre de pages | 320 |
| Dimensions | 18 x 11 x 2,1 cm |
| Poids | 218g |
| Langue | français |
| Fiches UNIMARC | S’identifier |




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